Introduction

Ce site présente une recherche, menée en collaboration, qui porte sur l'expérience de consommation dans un cadre urbain et festif.

Pour développer cette recherche, une étude ethnographique et qualitative a été menée.

Elle aboutit à des résultats intéressants : elle montre que le cadre de l'expérience particulier, un lieu urbain, permet de voir la notion d'expérience de consommation sous un angle nouveau. La place Saint Pierre à Toulouse est en effet le théâtre de confrontations qui portent sur une expérience de consommation.

Cette expérience est analysée dans le cadre d'une analyse des rituels hypermodernes. Nous abordons le consommateurs hypermoderne comme un individu qui cherche là vivre des expériences, mais au sein d'une pratique ritualisée.

Nous amenons l'idée que si l'expérience peut être vécue, elle peut aussi être subie. C'est-à-dire que les expériences qui sont vécues par certains consommateurs peuvent être gênantes, être considérées comme des nuisances par d'autres personnes.

La notion de transgression de l'expérience est fondamentale pour comprendre les réactions des différents acteurs.
Mercredi 6 septembre 2006 3 06 /09 /Sep /2006 20:31
Bon voilà, quand Karim et moi avons lancé cette étude, il s'agissait de mettre à profit nos travaux de recherche perso dans le cadre de nos thèses respectives : l'un sur le marketing expérientiel, l'autre sur la ville et la marque.

La question de l'étude des rituels de consommation de la place Saint Pierre à Toulouse amène à se poser des questions que nous n'avons pas pu traiter dans nos propositions académiques. ce qui va suivre n'engage que moi...

Le problème est le suivant : les fêtards nourris au rituel de la troisième mi-temps font trop de bruit pour quelques habitants de la place - ou peut-être plutôt quelques propriétaires de logements locatifs. Ces derniers se sont donc plaints à la municipalité de ces dérangements qui sont décidément bien excessifs - imaginez, du bruit après 22h00 : nous avons appelé ça l'EXPÉRIENCE SUBIE- trop heureuse de pouvoir mettre en oeuvre sa douce autorité : la mairie s'empresse de doubler les effectifs policiers sur ladite place et de limiter les heures d'ouverture des bars.

problèmatique de gestion urbaine :
La municipalité tient un discours qui n'a pas de de sens : sauvegarder l'esprit festif de l'endroit tout en limitant les nuisances non moins festives. Or, c'est ne pas prendre en considérantion une des dimensions de l'expérience festive que notre recherche a mise en avant : la TRANSGRESSION. Sans transgession des règles, pas de fête. Pas d'appropriation. Alors ?

Ben alors il faut se dire que l'on peut tuer "l'esprit Saint Pierre" au nom de la qualité de vie de l'endroit, mais au détriment de la personnalité et de la culture de la ville.
On pourrait aussi trouver le moyen de faire de cet espace un lieu festif à part entière, où les habitants accepteraient de vivre cet esprit pleinement.
On peut penser que les procédés de médiation (des jeunes qui calmeraient en douceurs quelques fêtards saouls) pourraient régler le problème, mais c'est oublier la nature transgressive et excessive de la fête.
Moi, je n'ai pas la solution, j'ai bien ma petite idée, mais je la garde bien au chaud.

La décision est d'ordre politique, elle implique de bien connaître la ville et de faire preuve d'un peu de courage pour prendre les meilleures décisions en la matière. le pire est ici de vouloir contenter tout le monde, ou juste de vouloir tester certains procédés sécuritaires (police montée ! si, si, c'est sérieusement envisagé !) dont on iamgine par avance les insuccès certains.

Affaire à suivre...
Par boris maynadier - Publié dans : Implications théoriques et managériales
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