Mercredi 6 septembre 2006
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20:31
Bon voilà, quand Karim et moi avons lancé cette étude, il s'agissait de mettre à profit nos travaux de recherche perso dans le cadre de nos thèses respectives : l'un sur le marketing expérientiel, l'autre sur la ville et la marque.
La question de l'étude des rituels de consommation de la place Saint Pierre à Toulouse amène à se poser des questions que nous n'avons pas pu traiter dans nos propositions académiques. ce qui va suivre n'engage que moi...
Le problème est le suivant : les fêtards nourris au rituel de la troisième mi-temps font trop de bruit pour quelques habitants de la place - ou peut-être plutôt quelques propriétaires de logements locatifs. Ces derniers se sont donc plaints à la municipalité de ces dérangements qui sont décidément bien excessifs - imaginez, du bruit après 22h00 : nous avons appelé ça l'
EXPÉRIENCE SUBIE- trop heureuse de pouvoir mettre en oeuvre sa douce autorité : la mairie s'empresse de doubler les effectifs policiers sur ladite place et de limiter les heures d'ouverture des bars.
problèmatique de gestion urbaine :
La municipalité tient un discours qui n'a pas de de sens : sauvegarder l'esprit festif de l'endroit tout en limitant les nuisances non moins festives. Or, c'est ne pas prendre en considérantion une des dimensions de l'expérience festive que notre recherche a mise en avant : la
TRANSGRESSION. Sans transgession des règles, pas de fête. Pas d'appropriation. Alors ?
Ben alors il faut se dire que l'on peut tuer "l'esprit Saint Pierre" au nom de la qualité de vie de l'endroit, mais au détriment de la personnalité et de la culture de la ville.
On pourrait aussi trouver le moyen de faire de cet espace un lieu festif à part entière, où les habitants accepteraient de vivre cet esprit pleinement.
On peut penser que les procédés de médiation (des jeunes qui calmeraient en douceurs quelques fêtards saouls) pourraient régler le problème, mais c'est oublier la nature transgressive et excessive de la fête.
Moi, je n'ai pas la solution, j'ai bien ma petite idée, mais je la garde bien au chaud.
La décision est d'ordre politique, elle implique de bien connaître la ville et de faire preuve d'un peu de courage pour prendre les meilleures décisions en la matière. le pire est ici de vouloir contenter tout le monde, ou juste de vouloir tester certains procédés sécuritaires (police montée ! si, si, c'est sérieusement envisagé !) dont on iamgine par avance les insuccès certains.
Affaire à suivre...
Je pense que quand on habite la place St Pierre on sait plus ou moins à quoi s'attendre.... j'échange d'ailleurs volontier mon 75m² à Jolimont contre un 40m² sur ladite place.
Vous gardez votre solution secrète, moi je propose de copier les bars d'une place équivalente à Nantes: proposer des sucettes aux personnes émechées sur le trottoir. Le premier qui dit que ça peut être dangereux si l'on tombe... une sucette!