Introduction

Ce site présente une recherche, menée en collaboration, qui porte sur l'expérience de consommation dans un cadre urbain et festif.

Pour développer cette recherche, une étude ethnographique et qualitative a été menée.

Elle aboutit à des résultats intéressants : elle montre que le cadre de l'expérience particulier, un lieu urbain, permet de voir la notion d'expérience de consommation sous un angle nouveau. La place Saint Pierre à Toulouse est en effet le théâtre de confrontations qui portent sur une expérience de consommation.

Cette expérience est analysée dans le cadre d'une analyse des rituels hypermodernes. Nous abordons le consommateurs hypermoderne comme un individu qui cherche là vivre des expériences, mais au sein d'une pratique ritualisée.

Nous amenons l'idée que si l'expérience peut être vécue, elle peut aussi être subie. C'est-à-dire que les expériences qui sont vécues par certains consommateurs peuvent être gênantes, être considérées comme des nuisances par d'autres personnes.

La notion de transgression de l'expérience est fondamentale pour comprendre les réactions des différents acteurs.
Jeudi 21 septembre 2006 4 21 /09 /Sep /2006 17:38
Ceci est un lien interessant sur le marketing experientiel et sensoriel des lieux de vente.

Mercadoc, tenu par Bruno Daucé :
"Je suis actuellement Maître de Conférences en Sciences de Gestion à la Faculté de Droit, d'Economie et de Gestion de l'université d'Angers. Comme vous l'aurez sans doute deviné en lisant ce blog, je m'intéresse plus particulièrement au marketing sensoriel et au marketing olfactif."
Par Karim et Boris - Publié dans : Liens intéressants
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Lundi 18 septembre 2006 1 18 /09 /Sep /2006 17:06
Quelques précisions conceptuelles sur le concept d’atmosphère du magasin
Les recherches francophones et anglo-saxonnes centrées sur les comportements du consommateur en magasin font émerger depuis les années 70 de nombreuses définitions du concept d’atmosphère. L’objectif de ces travaux vise à mieux comprendre et à modéliser l’influence des variables d’atmosphère sur les réactions du consommateur. Pour situer la présente recherche dans son champ théorique, nous proposons de passer en revue la définition du concept d’atmosphère, les modèles de recherche afférents à ce concept ainsi que quelques résultats des travaux antérieurs.

Etymologiquement, la notion d’atmosphère est composée de deux mots grecs « atmos » (vapeur) et « sphaira » (sphère) signifiant l’air qui enveloppe le globe terrestre, milieu dans lequel on vit considéré par rapport à l’influence qu’il exerce (Larousse, 3 vol, 1965). En Marketing, le concept d’atmosphère du point de vente introduit en marketing par Kotler (1973-1974, p.50) est défini comme étant « la création d’un environnement d’achat produisant des effets émotionnels spécifiques chez l’individu, tels que le plaisir ou l’excitation, susceptibles d’augmenter sa probabilité d’achat ».

Cette définition met en évidence le besoin des enseignes de se positionner autrement que par le prix ou l’assortiment en faisant appel à l’atmosphère, à ses ressorts sensoriels, émotionnels et souligne la nécessité de créer des atmosphères susceptibles d’agir positivement sur le comportement du consommateur en magasin. Dans le prolongement de la définition de Kotler, Derbaix (1987) considère la notion d’atmosphère d’un lieu comme « une organisation de l’espace à orientation affective qui vise à créer des impressions de bien-être, d’accueil, de joie, de discount, etc ». L’auteur attire l’attention sur l’importance du conditionnement multisensoriel dans la recherche en marketing et considère l’atmosphère, le décor, la luminosité comme des éléments inhérents au contexte physique d’un lieu de vente. Dans la notion d’atmosphère, il considère des dimensions de type visuel (couleurs, tailles, formes, aménagements des linéaires), auditif (fréquence et intensité de la musique), olfactif et tactile. Bien que les deux définitions précitées valorisent le rôle stratégique de la notion d’atmosphère de point de vente dans la compréhension du comportement du consommateur, trois remarques peuvent être faites :
- Seuls les états affectifs sont retenus comme explicatifs des réactions du consommateur à l’égard des stimuli d’atmosphère, alors que des variables d’ordre physiologique, évaluatif et sociologique peuvent aussi être prises en compte.
- La dimension gustative est omise; si la sensation organoleptique peut avoir plus au moins de relief selon l’atmosphère du lieu de consommation, inversement elle peut contribuer à cette atmosphère.
- La définition de Kotler se limite uniquement à l’environnement d’un point de vente, or, l’atmosphère a bien d’autres domaines d’application (Greenland et Mc Goldrick, 1994) (exemples en services : lieu de concert, théâtre, stade, lieu de culte, école, restaurant, etc).


Dans la lignée des travaux précités, un débat sur la conceptualisation et la compréhension du phénomène d’atmosphère a donné lieu à d’autres définitions plus élargies. Ces recherches mettent en exergue le caractère multidimensionnel de la notion d’atmosphère et le pouvoir d’influence des variables d’atmosphère non seulement sur les clients mais aussi sur les employés qualifiés d’occupants (Bitner, 1992; Baker, 1986; Baker, Grewal et Parasuraman, 1994; Rieunier, 2000).
Complétant les premières définitions qui ont privilégié essentiellement les réactions affectives et comportementales des consommateurs à l’égard de l’atmosphère, les travaux récents ont montré que d’autres réactions de type physiologique et évaluatif peuvent aider aussi à expliquer le comportement du consommateur en magasin. Baker (1986), Baker, Grewal et Paraguaná (1994), Greenland et McGoldrick (1994) considèrent la notion d’atmosphère comme la somme de trois dimensions fondamentales (dimension d’ambiance, dimension de design physique et dimension sociales).

A partir d’une synthèse de la littérature, Rieunier (2000) donne une définition détaillée de la notion d’atmosphère du point de vente: « Le terme d'atmosphère du point de vente se réfère à tous les éléments du magasin qui peuvent être contrôlés afin d'influencer les réactions affectives, cognitives, physiologiques et / ou comportementales des occupants (tant des consommateurs que des employés). Ces éléments peuvent être multiples et incluent des stimuli d'ambiance tels que la couleur, l'odeur, la musique, la lumière, les matières, ainsi que les relations employés-clients ».
Plus récemment, Daucé et Rieunier (2002) classent les éléments d’atmosphère en deux groupes : les éléments d’environnement physique (musiques, odeurs, couleurs, lumières) et les éléments sociaux (style des vendeurs et des clients, phénomène de foule) du magasin. Au fil du temps, c’est non seulement la délimitation du concept d’atmosphère qui a intéressé divers chercheurs en marketing mais aussi le recensement de ses composantes (voir la classification proposée par Daucé et Rieunier (2002)).
Par Errajaa - Publié dans : problématique
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Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /Sep /2006 17:42
L’idée de l’expérience de consommation a fait progressivement son chemin en marketing pour montrer que le consommateur ne recherche pas uniquement des bénéfices utilitaires et matériels dans ses activités d’achat, de visite ou de consommation, mais recherche aussi confort physique et psychique, divertissement, évasion de la pensée, plaisir esthétique et émotionnel, rencontres avec des gens, manipulation de produits dans le lieu de vente. Plus précisément, l’approche expérientielle s’est développée en marketing avec l’apparition de l’article séminal d’Holbrook et Hirschman dans les années 80. Cette vision semble compléter les modèles traditionnels d’analyse du comportement du consommateur qui, contrairement à l’approche expérientielle, privilégient le rôle de la recherche et du traitement d’information. En s’appuyant sur une revue des travaux centrés sur l’approche expérientielle, Filser (2002) dresse une synthèse des apports de la théorie de la consommation expérientielle dans une approche pluridisciplinaire (sociologie de consommation, psychologie environnementale, marketing , etc).

Approche pluridisciplinaire de l’expérience
Par ailleurs, de nombreux champs disciplinaires se sont intéressés à l’approche expérientielle entre autres le comportement du consommateur en marketing (Holbrook et Hirschman, 1982; Filser, 2002; Hetzel, 2002; Bonnin, 2000; Giraud, 2002; Lombart et Labbé-Pinlon, 2004), en économie (Pine et Gilmore, 1999), en design (Campbell et Pisterman, 1996; cité in Curù et Cova, 2002) et en sociologie (Lipovetsky, 2006). Au départ cette approche a mis l’accent sur le rôle des variables affectives comme moteur de l’expérience de consommation. Toutefois, au fil des recherches, la théorie de la consommation expérientielle ne se limite pas à la dimension affective mais intègre les dimensions utilitaire et sociale (Benavant et Evrard, 2002). De plus, elle trouve son application et sa légitimité non seulement dans le contexte de magasinage mais aussi dans des domaines de consommation à fort contenu émotionnel, hédonique et symbolique. Il s’agit par exemple de la culture (festival, cinéma, musée, théâtre, etc) (Bourgeon et Filser, 1995; Bourgeon, 1994 ; 1997; Pulh, 1999; Lemoine, 1999), du sport (Galan et Vachet, 2006; Ayadi, 2005).

Le marketing experientiel
Selon Hetzel (2002), le phénomène de l’expérience de consommation peut donner lieu à une forme de marketing spécifique que l’on peut appeler « marketing expérientiel ». Cette notion met en relief le rôle de l’entreprise dans la production de l’expérience à l’aide d’outils multiformes tels que l’approche polysensorielle, la « théâtralisation » des points de vente, la mise en scène des espaces de vente, la « thématisation », les espaces de jeux et de lecture, etc. A ce titre, l’auteur précise que « ce qui est vendu, ce ne sont plus uniquement des produits, mais c’est tout un espace thématique dont la vocation est de contribuer à ce que les consommateurs découvrent un peu de rêve, s’évadent de leur quotidien. » (Hetzel, 2002, p.90). Le courant expérientiel s’est développé dans la recherche académique et les pratiques des entreprises se multiplient dans ce domaine comme l’attestent l’ouvrage de référence « Planète Conso » de Patrick Hetzel (2002) et les pratiques managériales de production d’expériences agréables pour le chaland. Dans une perspective sociologique, ces pratiques correspondent à une logique pure de captation de clientèle (Cochoy, 2004).
Par Errajaa - Publié dans : Thèorie de la consommation experientielle
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Mercredi 6 septembre 2006 3 06 /09 /Sep /2006 20:56
Nous serons à Neuchâtel (Suisse) le 15 septembre pour présenter une application de "La possibilité d'une expérience" centrée sur la culture de la ville.

1er Workshop Arts,  Culture et Management en Europe
Quel marketing pour les organisations culturelles en Europe ?

À la haute école de gestion ARC. Voilà la jolie présentation officielle :
Par boris maynadier - Publié dans : Les auteurs
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Mercredi 6 septembre 2006 3 06 /09 /Sep /2006 20:31
Bon voilà, quand Karim et moi avons lancé cette étude, il s'agissait de mettre à profit nos travaux de recherche perso dans le cadre de nos thèses respectives : l'un sur le marketing expérientiel, l'autre sur la ville et la marque.

La question de l'étude des rituels de consommation de la place Saint Pierre à Toulouse amène à se poser des questions que nous n'avons pas pu traiter dans nos propositions académiques. ce qui va suivre n'engage que moi...

Le problème est le suivant : les fêtards nourris au rituel de la troisième mi-temps font trop de bruit pour quelques habitants de la place - ou peut-être plutôt quelques propriétaires de logements locatifs. Ces derniers se sont donc plaints à la municipalité de ces dérangements qui sont décidément bien excessifs - imaginez, du bruit après 22h00 : nous avons appelé ça l'EXPÉRIENCE SUBIE- trop heureuse de pouvoir mettre en oeuvre sa douce autorité : la mairie s'empresse de doubler les effectifs policiers sur ladite place et de limiter les heures d'ouverture des bars.

problèmatique de gestion urbaine :
La municipalité tient un discours qui n'a pas de de sens : sauvegarder l'esprit festif de l'endroit tout en limitant les nuisances non moins festives. Or, c'est ne pas prendre en considérantion une des dimensions de l'expérience festive que notre recherche a mise en avant : la TRANSGRESSION. Sans transgession des règles, pas de fête. Pas d'appropriation. Alors ?

Ben alors il faut se dire que l'on peut tuer "l'esprit Saint Pierre" au nom de la qualité de vie de l'endroit, mais au détriment de la personnalité et de la culture de la ville.
On pourrait aussi trouver le moyen de faire de cet espace un lieu festif à part entière, où les habitants accepteraient de vivre cet esprit pleinement.
On peut penser que les procédés de médiation (des jeunes qui calmeraient en douceurs quelques fêtards saouls) pourraient régler le problème, mais c'est oublier la nature transgressive et excessive de la fête.
Moi, je n'ai pas la solution, j'ai bien ma petite idée, mais je la garde bien au chaud.

La décision est d'ordre politique, elle implique de bien connaître la ville et de faire preuve d'un peu de courage pour prendre les meilleures décisions en la matière. le pire est ici de vouloir contenter tout le monde, ou juste de vouloir tester certains procédés sécuritaires (police montée ! si, si, c'est sérieusement envisagé !) dont on iamgine par avance les insuccès certains.

Affaire à suivre...
Par boris maynadier - Publié dans : Implications théoriques et managériales
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